Mon Gerardmer 2014

Mon Gerardmer 2014

J'ai enfin reçu mes photos de la course du week-end dernier au Triathlon de Gérardmer. Alors je vais pouvoir tout vous raconter !

Pour présenter cette compétition il s’agit d’un Half Ironman qui comprend 1800m de natation, 94 km à vélo avec 1800m de dénivelé, 21 km de course à pied avec 648m de dénivelé.
 
Ma première impression de la journée a été le stress complet et absolu, la musique de club très forte sur les haut-parleurs et les gens partout !!!!!! Cela peut paraître anodin, mais les deux dernières courses auxquelles j'ai participé (Norseman 2013 et Escape from Alcatraz 2012) ont été très éloignées et silencieuses ! C'est pourquoi tous les deux ont commencé par des gens concentrés qui sautent d'un ferry très tôt le matin. Je ne suis donc plus habituée au triathlon avec beaucoup de monde et de la musique forte...
 
En fait, c'était suffisant pour me stresser le matin de la course. J'ai complètement perdu le contrôle et j'ai commencé à crier à mon pauvre mari : "J'AI JUSTE ENVIE DE SORTIR D'ICI !"
 
Dès que nous sommes sortis de la zone de transition avec la foule, la musique techno forte et le speeker français très enthousiaste, j'ai commencé à entrer dans ma "zone". Je me suis calmée et j'ai fixé mes yeux sur la course.
 
Et puis c'était l'heure de la machine à laver...De nombreux triathlètes se donnaient des coups de pied les uns et les autres, c'était un peu la folie...
 
Je n'arriverai pas à nager correctement. Pas à cause des conditions, qui étaient parfaites. J'ai donc passé environ 45 minutes pour faire mes 1900 m de natation ???? Et ça en valait la peine ! Sérieusement, quand est-ce que je reverrai de l'eau aussi jolie ?
 
L'eau est assez froide au milieu d'un lac de 38 mètres de profondeur et pour une raison ou une autre, ils nous ont fait revenir à terre après 1400m et nous ont ensuite remis à l'eau pour les 500 derniers mètres. Très étrange et un peu ennuyeux. Mais quand même si jolie !
 
J'avais assez froid après la natation et encore une fois complètement désorientée par la musique trop forte, alors j'ai raté mon mari, qui attendait au début du parcours vélo. C'est possible, que j'étais aussi un peu distraite par le fait que j'allais sortir voir les belles montagnes du coin. On passe par la côte du Poli, le col des Feignes et celui de la petite Pierre accompagnés de parties plus roulantes dans de superbes paysages. Le parcours vélo du Triathlon de Gerardmer est vraiment unique et exceptionnel !
 
J'étais très inquiète pour mon temps à vélo car il y a des barrières horaires assez strictes.

Quelques minutes plus tard, je descendais la même montagne à une vitesse de 60 à 70 km/h. C'est rapide, mais je suis loin d'être la plus rapide. Je suppose que les triathlètes les plus rapides roulaient à 70-80 km/h.
 
Quoi qu'il en soit, un idiot a décidé de faire ce que vous ne faites JAMAIS dans les montagnes : me doubler en descente. Comme l'a dit un homme un sage : "Si vous êtes assez rapide pour dépasser un autre vélo, vous êtes assez rapide pour le faire en montant les montagnes." Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le dépassement en descente est interdit dans de nombreuses courses. Tout d'abord parce que c'est extrêmement dangereux. Ce crétin en particulier a excellé dans la discipline car non seulement il m'a devancé dans une pente à plus de 15 %, mais surtout dans un virage en épingle...
 
J'ai dû bloquer mes freins pour ne pas le toucher et retirer mes pieds des pédales pour contrôler le vélo afin de ne pas sauter par-dessus la montagne. J'ai eu beaucoup de chance d'arrêter le vélo et je n'ai fait qu'une petite chute. Mais mon pied droit s'est coincé dans la pédale et a pris une raclée. Je suis remontée sur le vélo et j'ai continué la descente secouée mais pas blessée.
 
Ce type a eu de la chance de ne pas avoir de numéro sur le dos, sinon je l'aurais traqué jusqu'à la fin de la course. Il ne s'est même pas arrêté pour voir si j'étais blessée.

A ce moment-là, il me restait encore 30 km et 5 montées avant la course à pied et je commençais à fatiguer un peu.

Quand je suis descendu de vélo et que j'ai enfilé mes chaussures de course, je n'étais pas aussi sûr de moi que dans les montagnes. La course à pied du Triathlon de Gerardmer est de 3 boucles de 7 km chacune et les 4 premiers km montent légèrement en pente. Normalement, ça ne me dérangerait pas, mais dès que j'ai mis du poids sur mes pieds, j'ai senti la douleur d'une cheville légèrement foulée à cause d'une entorse à la cheville coincée dans la pédale de l'accident de vélo. C'était dommage, j'avais prévu de courir à 13-14 km/h, alors j'ai dû prendre sur moi et courir moins vite. Mais je m'en fichais. Je n'allais pas m'arrêter et je n'avais pas l'impression d'aggraver les choses en continuant. Et j'étais sûr que j'allais terminer avant l'heure limite de toute façon...
 
C'est ainsi que j'ai terminé cet incroyable Triathlon de Gerardmer avec les acclamations de mon adorable mari qui était très inquiet quand j'ai été emporté par le personnel de la Croix-Rouge à la ligne d'arrivée. Mais tout allait bien.
 
Cette ville est tellement incroyable. Tout le monde applaudit ou participe, y compris les enfants (ils ont leur propre course) et même après l'heure limite, ils attendaient toujours les derniers participants sur le parcours et gardaient l'horloge allumée pour voir leur heure d'arrivée.
 
En fait, j'ai porté mon T-shirt Celtman Volunteer pour la course. C'est extrêmement confortable et c'était un peu un hommage à l'équipe Celtman et à tous les autres bénévoles des triathlons qui ont rendu ces courses incroyables possibles pour nous.
 
Les volontaires de la Croix-Rouge qui m'ont soigné la cheville après la course le sont aussi : Ils l'ont glacée et y ont mis un joli petit bandage.
 
Et puis c'était parti pour Strasbourg pour quelques jours de repos, de vin et de dîner. C'était la fin parfaite d'une autre aventure de triathlon. Je n'y suis pas allé depuis l'été dernier. Honnêtement, depuis que j'y ai vécu il y a quelques années, c'est ici que je me sens le plus chez moi. Heureusement, mon cher mari n'a rien contre le fait que nous devions y aller au moins une fois par an pour me garder heureuse.
 


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