Crédit Image: AI Generated
Depuis septembre 2024, le paysage des courses à pied et trails en France a connu de profonds bouleversements en matière d'obligations médicales pour l'inscription. Exit le traditionnel certificat médical annuel : place au Parcours de Prévention Santé (PPS), qui évolue encore une fois pour devenir, à partir de janvier, un « pass santé » payant, désormais requis pour participer à une épreuve. Décryptage complet de ce nouveau dispositif, de ses modalités et de ses enjeux pour tous les adeptes de running, trail et disciplines d'endurance.
La France avait opté dès 2024 pour une simplification : remplacer le certificat médical par le Parcours de Prévention Santé (PPS), accessible gratuitement, simple à réaliser et valable trois mois seulement. Ce premier dispositif, jugé informatif et responsabilisant, avait pourtant ses limites : une durée courte et des fréquences élevées d'accès, risquant une baisse d'attention de la part des pratiquants.
Un an et demi plus tard, le PPS disparaît à son tour pour laisser place à une version payante, plus longue et associée à une assurance. Pour bon nombre d’athlètes d’endurance, du coureur débutant au triathlète aguerri, ce changement implique une adaptation de leurs démarches administratives et financières avant toute inscription à une course officielle.
Ce tarif s’inscrit dans la volonté de la Fédération Française d'Athlétisme (FFA) de développer la pratique du running tout en générant de nouvelles ressources, nécessaires à l’encadrement d’un public de plus en plus large face à la multiplication des évènements (2,5 millions de pratiquants pour 300 000 licenciés).
La FFA justifie ce choix par la recherche d’un équilibre entre simplicité administrative, responsabilisation des coureurs et viabilité financière. Comme l’explique Antoine Bruneau, médecin fédéral :
« Les gens trouvaient que le PPS était intéressant, ça les responsabilisait, ça les informait. Mais la validité de trois mois, le risque c’était qu’ils soient moins attentifs au bout de la troisième ou de la dixième fois. Il faut trouver le bon compromis. »
Désormais, avec une validité étendue à un an, le pass santé entend faciliter la vie des sportifs tout en garantissant leur engagement sur la prévention et la sécurité.
Malgré le passage au payant, le contenu du dispositif reste quasi inchangé, conservant sa vocation éducative et préventive :
Pour les coureurs, cela reste un moment clé d’auto-questionnement sur leur santé avant de prendre le départ d’un trail, d’un 10 km ou d’un marathon 🏃.
Selon un sondage réalisé mi-novembre, une majorité de coureurs entend poursuivre son engagement sur des épreuves, malgré ce dispositif payant. Pour les organisateurs comme pour les athlètes, cette évolution s’inscrit dans une volonté de structurer une pratique en constante croissance, tout en maintenant la sécurité sanitaire.
Pour les triathlètes et coureurs réguliers, cela signifie intégrer cette démarche lors de la planification de leur saison, au même titre que les recommandations médicales ou les stratégies d’entraînement (voir l’article Recommandations Médicales avant de débuter un Plan d'Entraînement en Triathlon).
Tout coureur ou traileur souhaitant s’inscrire à une épreuve officielle devra se conformer à ce dispositif, chaque année. Cela concerne plus largement tout évènement organisé sous l’égide de la Fédération Française d’Athlétisme.
Il s’agit d’un parcours de prévention santé désormais payant (5 €) et valable un an, requis pour l’inscription à toute course à pied ou trail en France.
Le PPS passe d’une version gratuite valable trois mois à un pass santé facturé 5 € et valable une année entière, intégrant une assurance responsabilité civile.
Non, l’esprit du PPS est conservé : visionnage de vidéos de prévention en ligne et auto-évaluation pour détecter d’éventuels problèmes de santé avant une course.
La Fédération Française d’Athlétisme justifie ce changement par la nécessité d’un meilleur compromis entre responsabilisation, simplicité d’accès et pérennité financière pour encadrer plus de pratiquants.
À toutes les personnes souhaitant participer à une course officielle ou un trail organisé par des structures affiliées à la FFA.
Non, le certificat médical n’est plus exigé pour s’inscrire à une course à pied ou un trail ; le pass santé PPS le remplace systématiquement.