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Thibault Loué à l’assaut de l’ultra-trail britannique le plus brutal : 431 km d’endurance extrême

Par Anthony Publié aujourd'hui à 09h01 — modifié hier à 09h01   Temps de lecture : 3 minutes
Thibault Loué à l’assaut de l’ultra-trail britannique le plus brutal : 431 km d’endurance extrême Crédit Image: AI Generated

Le monde de l’ultra-endurance recèle de défis hors du commun, mais peu s’approchent de la dureté et de la rudesse que représente l’ultra-trail britannique auquel s’attaque le Français Thibault Loué : 431 km à parcourir, 10 000 m de dénivelé positif, le tout au cœur de conditions hivernales rudes, entre neige, verglas et froid britannique. Retour sur ce défi titanesque, sur la préparation que requiert une telle aventure, et sur ce que cela dit de la passion qui anime les ultra-traileurs.

Les chiffres qui donnent le vertige

Avec ses 431 kilomètres et ses 10 000 mètres de dénivelé positif, cet ultra-trail est reconnu comme l’une des courses les plus brutales de Grande-Bretagne. L’environnement y est particulièrement hostile en raison des conditions météorologiques hivernales : neige omniprésente, plaques de verglas menaçantes et températures basses mettent à rude épreuve l’organisme des concurrents. Gérer sa foulée sur un tel terrain, évoluer jour et nuit, c’est affronter non seulement la distance mais aussi les éléments, la solitude et l’incertitude typique de l’ultra-endurance.

Préparation : comment se préparer à un tel ultra-trail ?

Participer à un ultra-trail aussi extrême ne s’improvise pas. Pour Thibault Loué, comme pour tous les athlètes d’endurance, la préparation est le fruit de plusieurs mois de travail méthodique :

  • Volume d’entraînement accroissant progressivement : allonger les distances parcourues chaque semaine pour habituer muscles et tendons à la très longue durée.
  • Sessions spécifiques sur terrains techniques : multiplier les entraînements sur sentiers accidentés pour améliorer l’agilité et limiter les risques de blessure sur neige ou verglas.
  • Renforcement musculaire : cibler les quadriceps, les mollets et la ceinture abdominale, essentiels pour encaisser les descentes et les montées abruptes.
  • Gestion du sommeil : s’entraîner à la privation de sommeil ou à la micro-sieste, un élément clé dans les courses de plusieurs jours.

La gestion de l’alimentation et de l’hydratation, la résistance au froid, ainsi que la préparation mentale sont autant d’aspects cruciaux. Les athlètes s’exposent à des baisses de moral, à la fatigue extrême, ainsi qu’aux blessures causées par le froid ou les chutes. La préparation doit donc être holistique, alliant physique, mental et logistique.

Matériel et gestion des conditions extrêmes

L’ultra-trail hivernal impose des choix d’équipement draconiens. Les chaussures doivent garantir une excellente accroche sur neige et verglas, tout en protégeant du froid. Les couches vestimentaires jouent sur la thermorégulation : sous-couches techniques pour évacuer la transpiration, polaires et vestes coupe-vent. Certains trailers privilégient des gants et bonnets spécifiques contre l’humidité. La lampe frontale, la nutrition isotherme et le sac à dos adapté deviennent des compagnons essentiels sur ces longues heures de progression, que ce soit de jour ou en pleine nuit. ⚡

L’aspect mental, clé du succès

Si la préparation physique est fondamentale, c’est surtout la résilience mentale qui fait la différence sur un ultra-trail aussi extrême. Le découragement peut survenir à tout moment, amplifié par la solitude, le froid et la fatigue. Se fixer des objectifs intermédiaires, savoir gérer les « moments bas », et s’appuyer sur la motivation intrinsèque sont des stratégies communes chez les ultra-traileurs. Loin de rechercher la simple performance chronométrique, c’est un défi face à soi-même, où l’abandon guette au moindre relâchement.

Quand la passion de l’ultra-trail rencontre la souffrance

Pour Thibault Loué, cette aventure n’est pas qu’une question de palmarès, mais une ode à la passion du trail extrême. Traverser 431 km d’obstacles naturels et humains, c’est repousser sans cesse la limite entre plaisir et souffrance. Cet ultra-trail s’inscrit dans la lignée des épreuves mythiques où la douleur et la difficulté deviennent un terrain de jeu pour ceux qui aiment se dépasser et explorer la force de leur mental et de leur corps.

Pour les amateurs curieux de découvrir d’autres épreuves d’exception, consultez Le Top 10 des courses les plus dures au monde : Quand la souffrance devient un jeu.

🧠 FAQ - Ultra-trails extrêmes et préparation

❓ Qu’est-ce qui rend cet ultra-trail britannique si unique ?

La combinaison d’une très longue distance (431 km), d’un fort dénivelé (10 000 m) et de conditions hivernales rudes (neige, verglas) le rend particulièrement difficile, même pour les ultra-traileurs expérimentés.

❓ Quelle est la principale difficulté pour les coureurs durant cette course ?

La gestion de la fatigue due à la distance, au manque de sommeil et aux conditions météorologiques extrêmes représente le principal défi à surmonter.

❓ Peut-on s’entraîner efficacement pour affronter la neige et le verglas ?

Oui, il est conseillé de s’entraîner régulièrement sur des terrains similaires pour améliorer l’équilibre, l’agilité et la résistance au froid, éléments indispensables pour ce type d’ultra-trail.

❓ Quel équipement est indispensable pour ce type d’épreuve ?

Des chaussures à bonne accroche, vêtements thermiques, lampe frontale, gants et bonnets adaptés au froid, ainsi qu’une nutrition et hydratation pensées pour les longues distances sont essentiels.

❓ Comment prévenir l’abandon lors d’une course de cette ampleur ?

Une préparation mentale poussée, une gestion fine du sommeil et de la nutrition, ainsi que l’expérience sur d’autres courses d’endurance extrême permettent de limiter les risques d’abandon.

❓ Est-ce que l’ultra-trail est fait pour tout le monde ?

Non, ce type de défi requiert une longue préparation, une excellente condition physique et une forte expérience en trail. Il est déconseillé de s’y engager sans connaissance ni entrainement spécifiques.