Rencontre avec Yannick Bourseaux

Rencontre avec Yannick BourseauxLaurent · 24/09/2020 (mis à jour le 10/02/2023) · 3 min read

Cette semaine Yannick Bourseaux, nous fait l'honneur de répondre à quelques questions. L'occasion d'en savoir plus sur son parcours et ses projets. Bonne lecture :)

1 - Peux-tu te présenter, comment es-tu arrivé(e) au Triathlon ?

J’ai 45 ans, je suis sportif handisport depuis un accident de vélo en 2004 qui m’a laissé une paralysie partielle du bras. Je suis originaire de Montluçon et j’ai débuté le triathlon à l’âge de 14 ans. A cette époque, il y avait une grosse dynamique triathlon à Montluçon, avec l’organisation des Championnats d’Europe junior et un prof d’EPS à l’origine de tout ça. Pratiquant la natation et la course-à-pied, je suis naturellement venu au triple effort.

2 - Si tu devais choisir une seule séance d'entrainement, ce serait laquelle ?

Pas évident d’en choisir une seule… ça pourrait être une sortie vélo un peu longue, plutôt tranquille sur les routes du Sancy par une belle journée de printemps. Soleil, neige sur les montagnes environnantes, route sèche : le combo parfait pour une belle sortie vélo !

3 - Quel est ton meilleur souvenir de course ?

Je vais en donner 2, un dans ma carrière valide et un dans ma carrière handi.

Dans ma carrière valide ma 2ème place au Championnat d’Europe junior de triathlon en 1995 à Stockholm.

Dans ma carrière handisport, ma 1ère course aux Jeux Paralympiques de Turin en 2006, c’était un biathlon « individuel », avec plein de copains dans les tribunes et une sortie du 1er tir en tête alors que je débutais dans ce sport… Après j’ai bien sûr rétrogradé au classement mais ça avait été riche en émotions !

4 - As-tu un rituel d'avant course ?

Je n’ai pas réellement de rituel d’avant course mais une routine d’avant course. Ma routine débute par un p’tit footing/réveil à jeun, ensuite petit déjeuner à base de flocons d’avoine principalement. Si la course est le matin, après le petit-déjeuner les choses s’enchaînent vite jusqu’au départ. Si la course est plus tard dans la journée, j’occupe mon temps tranquillement et 2h00 avant la course je reprends un petit bol de flocons d’avoine. 1h15 avant le départ je monte sur mon vélo pour me ré-échauffer. Le fait d’avoir fait une petite activité le matin me permet d’être rapidement « chaud », prêt à en découdre.

J’ai dit que je n’avais pas de rituel mais si la course est le matin, j’ai quand même l’habitude de gonfler ma roue lenticulaire la veille au soir car c’est quelque chose qui me stresse et je ne veux pas avoir à faire ça le matin.

5 - C'est quoi une journée parfaite pour toi ?

Ça peut être une journée qui débute par une séance de natation matinale avec mon club enchaînée par un café/terrasse avant d’aller se mettre une bonne séance VMA en groupe sur le temps de midi. Ensuite déjeuner léger + sieste avant d’aller tourner les jambes sur le vélo. Mais si on est en période «vacances», alors ça peut être une journée rando dans un endroit comme La Réunion, Le Cap Vert, la Sicile…

6 - Quels sont tes projets à venir ?

Participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo pour tenter de conquérir une médaille. Ce sera mes 4ème Jeux après ceux de Turin et Vancouver en ski de fond/biathlon et ceux de Rio paratriathlon. Après Tokyo, j’espère être investi au niveau de l’entraînement en paratriathlon dans la perspective de Paris 2024 et LA 2028.

7 - Un conseil pour les jeunes générations ?

Prendre du plaisir à l’entraînement, ne pas se fixer de limites, ne pas regarder ce que font les autres, se concentrer sur ce que l'on a à faire.

8 - Quelle est la gourmandise qui te fait craquer à tous les coups ?

En salé un bon burger/frites maison et en sucré des profiteroles bien chocolatées.

9 - Quelle chanson te file la pêche à coup sûr ?

Pour dire vrai, il ne me vient pas de titre à l’esprit mais un bon tube des années 80 peut très facilement me remplir de motivation avant une course ou un entraînement.

10 - Qu'emporterais-tu sur une île déserte ?

S’il y a des routes sur cette île, j’emporterais mon vélo. S’il n’y en a pas, j’emporterais mes baskets pour la découvrir et faire de l’activité physique !

 

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